Direction de la coopération internationale (DCI)

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Une direction commune police – Gendarmerie et protection civile à la tête d’un réseau unique

Au service de la coopération internationale du ministère de l’intérieur

La direction de la coopération internationale (DCI) a été créée le 1er septembre 2010. Héritière du service de coopération technique internationale de police (SCTIP créé en 1961) et de la sous-direction de la coopération internationale de la gendarmerie (SDCI créé en 1985), la DCI est la première direction commune à la police et à la gendarmerie nationales.

Sous l’autorité des directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationale, la DCI participe à la mise en œuvre de la stratégie internationale du ministère de l’Intérieur ; elle anime, coordonne et met en œuvre les :

-  coopération technique, de sécurité et de gouvernance
-  coopération opérationnelle
-  coopération institutionnelle
-  partenariat

Elle participe à l’application de la stratégie internationale du ministère et à la mise en œuvre de la politique étrangère de la France dans tous les domaines relevant du Ministère de l’intérieur, l’exception des questions relevant des services de renseignement. Elle anime et coordonne, notamment l’ensemble des activités de coopération technique internationale du ministère, au profit notamment du secrétariat général, de la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, de la direction des étrangers en France, de la direction générale des collectivités locales et de la direction à la sécurité et à la circulation routières.

Œuvrant au développement de la coopération entre la France et leurs pays d’affectation, le fonctionnaire et les militaires français de la DCI ont en charge la protection des citoyen français expatriés en lien avec les consulats ainsi que la protection des intérêts de la France. Leurs actions visent un retour en sécurité intérieure.

Ainsi, le premier réseau mondial de coopération policière internationale de sécurité et de gouvernance mise en place par un Etat, ce dispositif couvre actuellement 158 pays. Pour
remplir ses missions, la DCI s’appuie sur :

-  un échelon central à Nanterre – Paris – La Défense, réunissant 240 policiers, gendarmes et personnels administratifs, qui garantit, 24 heures sur 24, la veille opérationnelle et la coordination du réseau.
-  un réseau de 74 services de sécurité intérieure implantés à l’étranger regroupant 300 policiers ou gendarmes, sous l’autorité des attachés de sécurité intérieure (ASI), ainsi que 10 experts en sécurité civile.

Par ailleurs, la DCI est l’interlocuteur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour l’emploi et le déploiement des 550 policiers et gendarmes affectés à la sécurité diplomatique.

La coopération technique, de sécurité et de gouvernance

Partager le savoir-faire en matière de sécurité

Les actions de coopération technique mises en œuvre par la DCI répondent à la demande des pays partenaires, et aux exigences de retour en sécurité intérieure.
Ces actions visent à :

-  partager le savoir-faire de la police, de la gendarmerie, des services de l’immigration, de la sécurité civile et de la sécurité routière française avec les services homologues des pays demandeurs.
-  renforcer les capacités de sécurité des pays partenaires.
-  développer les approches partagées entre les services de sécurité.
-  accroitre l’efficacité de la lutte contre les menaces criminelles et les gestions de crises
-  mettre en place des pratiques de sécurité mieux encadrées sur le plan juridique, contribuant au renforcement de l’Etat de droit.

L’essentiel de la coopération technique (stages, formations, missions d’experts, visites de délégations étrangères, séminaires…) se déroule aussi bien en France qu’à l’étranger, en partenariat avec les services nationaux de la police, de la gendarmerie, de l’immigration, de la sécurité civile et de la sécurité routière.

Exporter une spécificité française reconnue en matière administrative et de gouvernance

Avec la sécurité, la gouvernance c’est l’autre pilier du ministère de l’intérieur. Cette coopération vise donc à promouvoir un modèle cohérent d’institutions, de système électoral, de déconcentration, de décentralisation, d’organisation administrative et territoriale. Elle se traduit par un soutien technique aux pays demandeurs en matière de gouvernance d’Etat et de collectivités locales.

Elle a également pour objet de mettre en place des échanges avec les pratiques étrangères afin d’élargir le champs d’action de la coopération institutionnelle dans le domaine du fonctionnement des collectivités territoriales et de la fonction publique (par exemple à l’occasion des élections).

Au niveau européen, cette coopération repose notamment sur un pole d’expertise du droit européen pour les collectivités locales, qui contribue à l’élaboration des positions de la France au sein des institutions communautaire et européennes.

La coopération opérationnelle

Une mission au cœur de la lutte contre la criminalité internationale

La mise en œuvre de cette coopération constitue l’une des missions essentielles de l’attaché de sécurité intérieure (ASI) pour la lutte contre toutes les formes de la criminalité internationale.

Au-delà des informations sur le contexte sécuritaire du pays de résidence, elle facilite l’échange à caractère judiciaire concernant les différents types de trafics illicites, la localisation des personnes recherchées, la fraude documentaire, l’immigration clandestine,…

C’est dans ce cadre que s’effectue aussi l’accompagnement des enquêteurs dans l’exécution des commissions rogatoires internationales.
Les ASI contribuent également, en liaison avec les consulats, à la sécurité des membres de la communauté française expatriée ou de passage et à la protection des intérêts français à l’étranger.

A l’échelon central, une plate-forme « H24 » assure une assistance opérationnelle au réseau des SSI, et par leur intermédiaire participe à l’échange permanent d’information entre les services de police et de gendarmerie français et étrangers.

La coopération institutionnelle

Des actions multilatérales dans le cadre d’organisations internationales et européennes

La DCI assure la cohérence des actions bilatérales ou multilatérales conduites par le ministère. Dans le domaine des affaires européennes elle coordonne les positions du ministère intéressant les directions générales de la police et de la gendarmerie nationales et veuille à leur prise en compte. Elle est tenue informer des positions soutenues par les autres directions générales.

Elle prépare les rencontres de haut niveau impliquant directement les directeurs généraux. Elle assure le suivi global des négociations et l’identification des grands enjeux de sécurité intérieure.

Dans le domaine de la prévention et de la gestion des crises extérieures, la DCI conçoit et propose des actions. Elle anticipe les risques et les menaces, formule des propositions coordonnées, de participation des personnels civils et militaires relevant de l’autorité du ministère de l’intérieur à des missions de conseil en gouvernance ainsi que de police et de sécurité civile à l’étranger. Elle contribue à la restructuration des capacités de sécurité et de gouvernance des pays concernés. Elle procède à l’évaluation des actions conduites au profit de la sécurité intérieure.

La DCI assure, par ailleurs, le suivi de l’activité des organisations internationales (INTERPOL, EUROPOL, ONU, OSCE) et anime les réseaux CEPOL (collège européen de police), le groupe Fontanot (pour l’Afrique de l’Ouest), FRANCOPOL (réseau francophone de coopération en formation policière), RESOPOLIS (réseau des attachés policiers étrangers en poste en France).

Elle mobilise des financements européens et multilatéraux pour la mise en œuvre de certaines actions de coopération. Elle est l’autorité déléguée à la gestion du volet police du fonds européen pour la sécurité intérieure (FSI police).

Les partenariats :

Promouvoir les technologies françaises

Dans le cadre de la mise en œuvre de la diplomatie économique et dans le respect des règles de la concurrence, la DCI concourt à la promotion des expertises et des technologies françaises dans le domaine de la sécurité intérieure et de la prévention des situations de crise. Elle identifie les bonnes pratiques étrangères en matière de détection précoce des risques et menaces.

Elle facilite les contacts des entreprises nationales avec les partenaires locaux. Elle apporte son aide aux sociétés dans l’organisation de la sécurité de leurs implantations à l’étranger et renseigne les personnels en déplacement sur situation sécuritaire d’un pays.

publié le 17/04/2018

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