FrenchTech : une étudiante géorgienne sélectionnée par l’Ecole 42 [ka]

Tsitsi Sadaghashvili, étudiante géorgienne de Tbilissi a été sélectionnée par l’Ecole 42 en mars 2018 à l’issue de longues semaines de test. Cet établissement français hors-normes est reconnu d’excellence mondiale pour l’enseignement du codage informatique.

L’« Ecole 42 » forme depuis 2013, date de sa création par Xaviel Niel l’élite des développeurs informatiques de demain. L’établissement a développé un modèle unique : la sélection des étudiants repose sur leur talent uniquement. Aucun diplôme n’est requis pour postuler et s’engager dans les différentes étapes d’une sélection sur le volet. La promotion 2017 de l’Ecole 42 était composée de 900 étudiants retenus sur 50 000 postulants. La formation dure de trois à cinq ans et est totalement gratuite.

Le modèle d’organisation des cours est lui aussi novateur : l’Ecole 42 est ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les étudiants travaillent en groupe, s’autoévaluent et fonctionnent autour de projets tangibles appelés matrice en partenariat avec des acteurs divers : Thalès, La Marine Nationale, établissements culturels, Caisse des dépôts et Ministère du travail, l’Institut Pasteur etc.

Les certifiés de l’Ecole 42 sont à leur sortie très attendus par le secteur de la finance. Les banques qui investissent dans la blockchain une technologie permettant de stocker et de numériser des informations de manière sécurisée, et dans la performance des modèles de paiement en ligne recrutent les étudiants de l’Ecole, tout comme les assureurs.

4 questions à Tsitsi Sadaghashvili, 22 ans, née à Tbilissi.

PNG1- Comment avez-vous-tu eu connaissance de la formation Ecole 42 ?

Je consultais le site « Techcrunch » un site américain spécialisé dans l’actualité des start-ups du numérique quand je suis tombée sur un article assez élogieux sur l’Ecole française 42. Le concept m’a tout de suite séduite par la liberté qu’il permet, l’Ecole 42 est ouverte en permanence ! Elle fonctionne sur le principe de dates butoir aux projets, le reste dépend de nous.

2- Comment s’est déroulé le processus de sélection ?

J’ai commencé par passer des examens en ligne : tests de logique, de mémoire, connaissance des algorithmes. Les résultats m’ont permis d’accéder à la seconde étape qui est une découverte de l’Ecole 42 à Paris. L’objectif est pour le candidat de comprendre s’il est vraiment en phase avec le concept. Ensuite vient l’épreuve dite de « La Piscine » ; pendant un mois notre talent et nos compétences sont évaluées à travers des projets de groupe, des projets individuels et des examens.
Pendant ces quatre semaines j’ai travaillé environ 14 heures par jour, sans un jour de repos. C’est la chose la plus difficile que j’ai faite de ma vie ; mais aussi la plus intéressante. J’ai adoré ! Nous avons créé un programme de résolution de Sudoku en groupe, inventé des programmes de résolution d’équations etc.

3- Les étudiants certifiés de l’Ecole peuvent appliquer leurs connaissances dans le domaine de la culture, de la défense, de la médecine ... Quelle spécialisation penses-tu choisir et pourquoi ?

Trois options sont proposées à l’enseignement : algorithmes, interface graphique ou sécurité. Je pense pour l’instant choisir la première, les algorithmes permettent de conserver une vision globale, et de garder toutes les voies possibles en tête.

4- Le créateur de l’Ecole désirait initialement repérer les talents invisibles, et leur donner l’opportunité d’avoir le plus d’impact possible. Une fois devenue codeuse professionnelle, que souhaites-tu apporter au monde du développement géorgien ?

J’aimerais créer en Géorgie une organisation spécialisée dans les nouvelles technologies qui soit capable de générer de l’intérêt pour le codage. Il y a dix ans en Géorgie il n’y avait presque pas de bons programmeurs, aujourd’hui l’intérêt est là mais il mérite d’être canalisé.

Avec mes amis, eux aussi passionnés de codage, nous avons organisé un Hackathon (rassemblement de développeurs sur plusieurs jours pour monter des projets) durant lequel avait été créé un gant permettant de sentir au toucher son correspondant Skype.

Une fois plus expérimentée, il me sera possible avec mon organisation de créer plus d’Hackathon en Géorgie, avec de réels moyens. Le monde de la technologie récompense les jeunes talents, et il est important que les Géorgiens le sachent.

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Tsitsi Sadaghashvili

publié le 16/04/2018

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